12 milliards de dollars pour contrer la mainmise chinoise sur les terres rares

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Les États-Unis réunissent 50 pays pour réduire leur dépendance aux terres rares chinoises (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Les États-Unis ont réuni mercredi à Washington environ 50 pays pour une rencontre historique consacrée aux minerais critiques et aux terres rares. L'objectif : réduire la dépendance américaine vis-à-vis de la Chine, qui contrôle l'essentiel de la chaîne de valeur de ces composants essentiels à l'innovation technologique, à la puissance économique et à la sécurité nationale.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio préside cette réunion inaugurale, à laquelle participe le vice-président JD Vance. Le département d'État a qualifié l'événement de «rassemblement historique» qui «créera une dynamique de collaboration visant à garantir l'approvisionnement de ces composants essentiels à l'innovation technologique, à la puissance économique et à la sécurité nationale». Les délégations venues d'Inde, de Corée du Sud et d'Israël participent aux discussions ministérielles, aux côtés de représentants européens.

Une réserve de 12 milliards de dollars

Les États-Unis prévoient de créer une réserve stratégique de terres rares d'une valeur de 12 milliards de dollars, a confirmé un responsable américain lundi. Cette initiative s'inscrit dans la politique de réindustrialisation du président Donald Trump, qui aime à répéter : «On a besoin de terres rares». Plusieurs accords devraient ętre signés en marge de la rencontre, selon des responsables américains.

La mainmise chinoise comme levier de pression

La Chine contrôle une part importante, parfois quasi-totale, de la chaîne de valeur des terres rares, de l'extraction à la transformation et à l'intégration dans les produits techniques. Pékin a déjà utilisé cette maîtrise des aimants industriels comme moyen de pression, notamment contre le Japon et lors de l'escalade commerciale avec les États-Unis après l'annonce de nouveaux tarifs douaniers par Trump en avril dernier.

L'Union européenne, représentée par le commissaire européen Stéphane Séjourné, cherche à coordonner son action avec Washington pour éviter une concurrence effrénée à l'étranger, notamment en Australie. Les responsables européens espèrent parvenir à un accord avec l'administration Trump.

Philippe Chalmin, professeur émérite à l'université Paris-Dauphine et fondateur du cercle CyclOpe spécialisé dans les matières premières, évoque une «prise de conscience douloureuse» concernant la position dominante de la Chine dans l'extraction et la transformation des métaux non ferreux. Le thème des minerais critiques s'étend désormais à plusieurs régions du monde, de l'Ukraine à la République démocratique du Congo en passant par le Groenland.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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